Mygale Hati-Hati, Phormingochilus hatihati
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Mygale Hati-Hati, Phormingochilus hatihati
| Nom allemand : | Mygale Hati-Hati |
| Nom scientifique : | Phormingochilus hatihati |
| Synonymes : | Purple Earth Tiger, Sulawesi Violet Tarantula, Hati Hati, Sulawesi Purple |
| Origine : | Sulawesi occidental, Indonésie |
| Mode de vie : | Arboricole ; juvéniles plus terrestres et fouisseurs |
| Période d’activité : | Principalement active au crépuscule et la nuit, très rapide |
| Type de maintenance : | Maintenance en solitaire dans un terrarium haut solidement sécurisé |
| Dimensions minimales du terrarium : | Adulte env. 25–30 × 25–30 × 40–45 cm |
| Température et humidité de l’air : | Chaud et humide avec une très bonne ventilation croisée |
| Substrat : | Terre légèrement humide et fouissable, avec une surface plus sèche |
| Cachettes et toile : | Tube de liège, écorce verticale et retraite densément tapissée de toile |
| Nourriture : | Grillons domestiques, grillons et blattes de taille adaptée |
| Venin et comportement défensif : | Très rapide, défensive ; pas de poils urticants, morsure venimeuse significative |
| Taille du corps et envergure des pattes : | Env. 5–6 cm de longueur de corps et le plus souvent 13–16 cm d’envergure des pattes |
| Espérance de vie : | Femelles env. 10–15 ans ; données spécifiques à long terme limitées |
Origine et habitat de la mygale Hati-Hati (Phormingochilus hatihati)
Phormingochilus hatihati est originaire de l’île indonésienne de Sulawesi. La zone de découverte scientifiquement documentée se situe dans la partie ouest de l’île, près de Tammajarra, dans le Polewali Mandar. L’espèce y a été constatée aussi bien en forêt tropicale de plaine que dans une plantation de manguiers. L’usage agricole de certains sites de découverte est moins déterminant que leur microclimat chaud et humide, riche en structures, avec des arbres vivants et des fissures abritées. Sur le site naturel, des tubes de toile ont été documentés sur les côtés de troncs d’arbres. Cela souligne le mode de vie majoritairement arboricole des animaux de grande taille. Les jeunes individus, en revanche, se tiennent souvent plus près du sol, creusent et relient leur tube d’habitation aux racines, à l’écorce et au substrat. Cette utilisation de différentes hauteurs selon l’âge doit être prise en compte dans le terrarium. Sulawesi possède une faune propre, marquée par la ligne Wallace. La présence de cette espèce est donc également remarquable sur le plan taxonomique, car les autres représentants décrits du genre Phormingochilus sont connus de Bornéo. Les indications commerciales non étayées concernant Bornéo, Sumatra ou d’autres régions d’Indonésie ne doivent pas être reprises comme origine de cette espèce. L’attribution certaine est Sulawesi occidental.
Mode de vie et type de maintenance
La mygale Hati-Hati associe un mode de vie arboricole à un comportement de fouissage et de tissage très marqué. Les juvéniles installent souvent des tubes près du sol et utilisent terre, éléments végétaux et toile pour former un réseau de galeries protégé. Avec la croissance, les morceaux d’écorce verticaux, les tubes de liège et les fissures des arbres sont davantage adoptés. Les adultes passent beaucoup de temps cachés et réagissent fréquemment aux dérangements par une retraite rapide. Le terrarium ne doit donc pas être conçu pour une visibilité permanente, mais pour la sécurité et une profondeur de retraite librement choisie. L’espèce se maintient en solitaire.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium haut anti-évasion d’environ 25–30 cm de largeur, 25–30 cm de profondeur et 40–45 cm de hauteur convient. Comme les recommandations de maintenance diffèrent quelque peu, cette plage doit être comprise comme une valeur indicative pratique. Un tube de liège vertical ou légèrement incliné devrait descendre jusqu’au substrat afin de créer une retraite continue. Les surfaces d’aération doivent être à mailles fines et les portes verrouillées de manière fiable. Il faut éviter toute décoration dure ou pointue directement sous les trajets d’escalade privilégiés. Un substrat suffisamment haut et amortissant réduit les risques de blessure en cas de chute. L’aménagement doit être bien stable, car l’araignée creuse fortement et peut tisser beaucoup de matière.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Une mixture stable et fouissable de terre de terrarium non fertilisée, d’éléments humifères et d’un peu d’argile ou de fibre de coco (humus de coco) convient. Elle doit retenir l’humidité sans devenir boueuse ni rester détrempée durablement. Surtout chez les juvéniles, une couche de substrat profonde est importante, car ils aménagent fréquemment des tubes d’habitation souterrains ou proches du sol. Chez les animaux plus grands, le substrat peut remonter vers l’arrière en direction du tube de liège. Des feuilles mortes et de petits coussins de mousse peuvent servir de matériau de construction, mais ne doivent pas gêner la ventilation. L’eau stagnante, le substrat en fermentation et une surface constamment mouillée sont à éviter.
Climat et éclairage
En journée, des valeurs d’environ 24–28 °C se sont révélées efficaces, avec une légère baisse nocturne à env. 20–24 °C. La partie basse du terrarium peut être uniformément légèrement humide, tandis que la toile et les aménagements supérieurs doivent bien sécher grâce à l’aération. À titre d’orientation, on cite souvent 70–85 % d’humidité relative ; plus important qu’une valeur de mesure unique : une coupelle d’eau remplie, un substrat humide par zones et une ventilation croisée soutenue. Une condensation permanente et un air chaud stagnant favorisent les problèmes de moisissures et de restes de nourriture. Un chauffage supplémentaire ne doit jamais être apporté de manière incontrôlée par le bas, car l’araignée se retire dans le substrat pour se rafraîchir ou s’humidifier.
Alimentation et approvisionnement en eau
On nourrit avec des proies vivantes adaptées, comme des grillons domestiques, des grillons et des blattes. La proie ne doit pas dépasser environ la longueur du corps de l’araignée et doit pouvoir être contrôlée dans la zone de retraite. Les juvéniles reçoivent de plus petits repas à intervalles plus courts, les adultes généralement une proie adaptée tous les sept à quatorze jours environ. L’état corporel, l’activité et l’acceptation de la nourriture sont plus parlants qu’un calendrier rigide. Les proies non consommées sont retirées, surtout si une mue s’annonce. Une coupelle d’eau stable, toujours propre et remplie, fait partie du terrarium indépendamment du rythme de pulvérisation.
Mue
Avant une mue, l’araignée refuse souvent la nourriture pendant une période prolongée et ferme partiellement ou totalement sa retraite avec de la toile et du substrat. Cette zone ne doit pas être ouverte ni réaménagée. Les proies doivent être retirées, car elles peuvent blesser une araignée sans défense pendant la mue. L’eau reste disponible à tout moment, tandis qu’une forte brumisation de la toile fermée est évitée. Après la mue, on attend avant le prochain nourrissage que les crochets (chélicères) soient entièrement durcis et aient retrouvé une coloration sombre. Selon l’âge et la taille, cela peut durer plusieurs jours jusqu’à plus d’une semaine. La peau de mue convient, si elle est suffisamment bien conservée, à la détermination du sexe.
Maintenance en solitaire et manipulation en sécurité
Cette espèce n’est pas un animal à manipuler. Elle peut accélérer brusquement, grimper avec agilité et, en l’absence de possibilité de fuite, réagir de manière défensive. Les interventions dans le terrarium se planifient avec de longs outils, une conduite porte fermée et une boîte de capture prête. Les transferts se font de préférence dans une grande boîte de sécurité vide, afin qu’une évasion puisse être contenue dans une zone de travail limitée. Toute manipulation libre, contact à la main ou provocation d’une posture de menace est à proscrire. Cela évite à la fois les risques de morsure et les chutes dangereuses pour l’araignée.
Différences entre les sexes
Les femelles adultes montrent généralement une coloration plus intense, du gris foncé au violet, des pattes, des fémurs noirs, un carapace plus claire et un dessin plus marqué sur l’abdomen. Les mâles adultes paraissent le plus souvent plus élancés et plus longilignes ; leur coloration de base peut être plus claire et plus brunâtre. La détermination sûre du sexe chez les animaux non encore adultes se fait de la manière la plus fiable à partir de la face interne d’une mue bien conservée. Les mâles matures se reconnaissent en outre à leurs pédipalpes modifiés. La couleur et la morphologie seules ne suffisent pas, chez les jeunes animaux, à une détermination fiable.
Reproduction
Des reproductions en captivité de cette espèce ont réussi en terrariophilie, mais les informations publiées et comparables de manière fiable sur le déroulement de l’accouplement, le délai jusqu’à la confection du cocon et le nombre de jeunes restent encore limitées. En raison de la rapidité, de l’effet du venin et des réactions défensives possibles, l’accouplement doit être réservé à des personnes expérimentées. La femelle a besoin, avant et après l’accouplement, d’une retraite bien établie et non perturbée ainsi que d’un approvisionnement en eau sûr. Le mâle doit pouvoir se soustraire à tout moment ; une mise en présence surveillée dans un terrarium facilement accessible et bien lisible est indispensable. Une maturité sexuelle claire et l’identité de l’espèce doivent être vérifiées avant toute tentative d’élevage. Une cohabitation permanente n’est pas adaptée.
Taille et espérance de vie
Les animaux adultes atteignent env. 5–6 cm de longueur de corps. Pour l’envergure des pattes, on cite majoritairement env. 13–16 cm ; certaines indications de maintenance vont légèrement au-delà. Comme la méthode de mesure, le sexe et la posture influencent fortement l’envergure, elle doit être comprise comme une valeur indicative prudente. Les femelles paraissent généralement plus robustes, tandis que les mâles adultes sont plus élancés et dotés de pattes plus longues.
Venin, poils urticants et sécurité
Phormingochilus hatihati est une mygale asiatique très rapide. En cas de dérangement, elle cherche de préférence sa retraite, mais peut menacer ou mordre si elle se sent acculée. Elle ne possède pas de poils urticants. Son venin n’a pas encore été suffisamment étudié du point de vue des données médicales spécifiques à l’espèce ; les morsures de mygales asiatiques peuvent toutefois provoquer de fortes douleurs et d’autres troubles physiques. Une morsure doit donc être prise au sérieux et faire l’objet d’une évaluation médicale, en particulier en cas de réactions marquées, persistantes ou allergiques. Des gestes calmes, des fermetures sûres et l’absence stricte de contact sont la meilleure protection.
Bon à savoir
L’espèce n’a été décrite scientifiquement qu’à la fin de 2024, mais elle était déjà connue dans le hobby des années auparavant sous des désignations provisoires telles que Cyriopagopus sp. « Hati Hati ». Le nom d’espèce reprend l’indonésien « hati-hati », qui signifie globalement « prudence » ou « attention ». La coloration violette est particulièrement marquée chez les femelles, mais peut paraître d’intensité variable selon l’éclairage, l’âge et l’état de mue. Au quotidien, l’araignée reste souvent cachée dans son tube de toile qu’elle a elle-même construit. On l’observe le mieux sous une lumière tamisée et sans perturber sa retraite.
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