Mygale à bandes rouges du Guatemala, Davus pentaloris
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Mygale à bandes rouges du Guatemala, Davus pentaloris
| Nom allemand : | Mygale à bandes rouges du Guatemala |
| Scientifique : | Davus pentaloris |
| Synonymes : | Mygale tigre du Guatemala, mygale tigre guatémaltèque, mygale zébrée guatémaltèque, Guatemalan Tiger Rump |
| Origine : | Mexique, Guatemala, Salvador et Honduras |
| Mode de vie : | Terrestre, fouisseuse et fortement orientée vers le tissage |
| Période d’activité : | Principalement active au crépuscule et la nuit, rapide en cas de dérangement |
| Type de maintenance : | Terrarium individuel bas, anti-évasion |
| Dimensions minimales du terrarium : | Pour les animaux adultes environ à partir de 30 × 30 × 25 cm |
| Température et humidité de l’air : | Chaud, bien ventilé et modérément humide avec gradient d’humidité |
| Substrat : | Au moins 10–15 cm de terre fouissable, stable et qui tient en forme |
| Cachettes et toile : | Retraite préformée, écorce de liège et ancrages solides pour la toile |
| Nourriture : | Grillons domestiques, grillons ou blattes de taille adaptée |
| Venin et comportement de défense : | Fuite, poils urticants et, en ultime défense, morsure venimeuse |
| Taille du corps et envergure des pattes : | Environ 3,5–5 cm de longueur de corps et env. 8–12 cm d’envergure des pattes |
| Espérance de vie : | Femelles env. 8–12 ans, mâles généralement nettement plus court |
Origine et habitat de la mygale à bandes rouges du Guatemala (Davus pentaloris)
Davus pentaloris est originaire d’Amérique centrale. L’aire de répartition actuellement reconnue comprend le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Honduras. Au sein de ce vaste territoire, les paysages et le climat annuel varient nettement : outre des forêts et des zones de broussailles saisonnièrement sèches, on trouve des lisières plus humides, des zones de sol couvertes de feuilles et des fissures de terre protégées. La mygale vit près du sol et utilise une terre propice au creusement, des cavités sous les racines, des morceaux d’écorce ou des dépressions existantes comme point de départ pour sa retraite. Elle tapisse celle-ci de toile et l’agrandit selon la structure du sol. On ne peut pas déduire d’une telle répartition qu’il s’agisse d’un milieu de forêt tropicale humide en permanence. En terrarium, un gradient d’humidité bien ventilé est plus pertinent, offrant à la fois des zones légèrement humides et des zones dont la surface peut sécher. L’espèce présente une variation géographique marquée de la coloration et des caractères corporels. Des études scientifiques indiquent un complexe d’espèces très polymorphe, tandis que Davus pentaloris reste taxonomiquement répertoriée comme espèce acceptée. Chez les animaux de commerce sans localité de collecte confirmée, on ne doit donc supposer ni une forme locale précise ni une zone d’origine étroitement délimitée.
Mode de vie et type de maintenance
Cette mygale est une espèce terrestre avec une nette tendance à creuser et à tisser. Un terrier de départ proposé sous une écorce de liège placée en biais est souvent accepté, approfondi et densément tapissé de toile autour de l’entrée. Les feuilles, petits morceaux d’écorce et autres éléments de décoration légers peuvent également être intégrés à la toile. L’animal attend le plus souvent à la retraite le passage d’une proie et se retire fréquemment rapidement en cas de vibrations. Certains spécimens se montrent régulièrement, d’autres restent cachés pendant de longues périodes. Une maintenance individuelle est nécessaire. En raison de sa capacité potentielle à sprinter, portes et couvercles doivent être ouverts uniquement de manière contrôlée et les interventions effectuées avec une distance suffisante.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium orienté au sol avec une surface au sol d’environ 30 × 30 cm et une hauteur totale d’env. 25 cm convient. L’important n’est pas tant un grand volume d’air qu’une épaisse couche de substrat. Entre la surface du substrat et le couvercle, il ne doit pas rester une grande hauteur de chute, car l’abdomen lourd d’une mygale peut être mortellement blessé en cas de chute. Les décorations dures et anguleuses n’ont pas leur place dans d’éventuelles zones de chute. Le terrarium doit fermer sans interstice tout en disposant d’une ventilation transversale efficace. L’aménagement doit comprendre une coupelle d’eau facilement accessible, une retraite préformée et des points d’ancrage solides pour la toile.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Convient : un mélange fouissable d’au moins 10–15 cm de hauteur, composé de terre non fertilisée, de fractions argileuses et d’humus structurant. La fibre de coco pure, meuble et sèche, stabilise souvent insuffisamment les galeries. Le substrat est mis en place de façon à former une légère pente et une zone plus profonde pour la retraite. Une partie peut rester modérément humide dans les couches inférieures, tandis que la surface sèche par endroits. Il faut éviter la terre compactée et boueuse ainsi que l’engorgement permanent. L’écorce de liège, les feuilles sèches et les petits morceaux d’écorce offrent une couverture et sont souvent intégrés à la surface de toile. Les pierres lourdes doivent reposer de manière stable sur le fond du terrarium afin de ne pas pouvoir être déchaussées par le creusement.
Climat et éclairage
Un climat modérément chaud d’environ 22–26 °C le jour, avec une légère baisse nocturne, a fait ses preuves. Les sources chauffantes qui montent fortement en température de façon ponctuelle ne conviennent pas à un terrarium bas pour mygales et peuvent dessécher rapidement le substrat comme l’animal. Plutôt que de viser une valeur fixe d’hygrométrie, il convient de créer un gradient d’humidité : une zone est occasionnellement légèrement réhumidifiée, d’autres surfaces peuvent sécher en surface. À titre d’orientation grossière, on mentionne souvent env. 65–75 % d’humidité relative. De l’eau fraîche doit être disponible en permanence dans une coupelle peu profonde et stable. Une bonne ventilation est indispensable, car la chaleur et l’humidité stagnante favorisent les moisissures et les acariens.
Alimentation et apport en eau
On nourrit avec des proies vivantes de taille adaptée, telles que grillons domestiques, grillons et blattes. La proie ne doit pas dépasser nettement les capacités de la mygale ; pour les animaux plus petits, on choisit des insectes en conséquence. La quantité de nourriture dépend davantage du stade de développement et de l’abdomen que d’un planning hebdomadaire rigide. Les adultes se contentent le plus souvent d’une alimentation modérée à des intervalles plus espacés. Un abdomen fortement augmenté de volume accroît en plus, chez les espèces terrestres, le risque de blessures dues aux chutes. Les proies non consommées sont retirées rapidement, en particulier lorsqu’une mue approche. Pendant la mue, aucun insecte ne doit rester dans le terrarium, car même un grillon peut blesser la mygale sans défense.
Mue
Avant une mue, Davus pentaloris se retire souvent, renforce sa toile et obstrue l’entrée partiellement ou totalement. Une pause alimentaire prolongée est normale à ce stade et ne doit pas être perturbée par des propositions répétées de proies. La retraite n’est ni ouverte ni soulevée. Le calme, une eau de boisson disponible et une zone de sol non totalement desséchée sont importants. Après la mue, les crochets (chélicères) restent d’abord mous. Ce n’est que lorsqu’ils sont à nouveau entièrement foncés et durcis qu’on nourrit avec prudence ; chez les adultes, cela peut prendre environ une à deux semaines. L’exuvie peut être examinée après extraction afin de déterminer le sexe.
Maintenance individuelle et manipulation en sécurité
Une manipulation directe n’est pas recommandée. L’espèce peut accélérer de manière surprenante et, lors d’un mouvement de fuite, tomber du bras ou du bord d’une table. Les soins sont plus sûrs avec une longue pince, un gobelet de capture et un plan de travail calme et bien préparé. L’animal ne doit jamais être pressé avec les doigts ni acculé. Même des spécimens supposés calmes peuvent réagir de façon individuelle et selon la situation. Pour le transfert, on sécurise le trajet avec un gobelet et on guide la mygale délicatement à l’aide d’un objet souple, sans toucher l’abdomen sensible.
Différences entre les sexes
Les femelles paraissent généralement plus compactes et robustes, tandis que les mâles adultes montrent, après la mue de maturité, un corps plus élancé et des pattes proportionnellement plus longues. Les mâles matures possèdent des bulbes nettement développés sur les pédipalpes ainsi que des excroissances spécifiques à l’espèce sur les pattes antérieures. Une détermination fiable du sexe avant la maturité se fait au mieux à partir d’une exuvie bien conservée. Chez les femelles, on peut y distinguer les spermathèques. Une évaluation basée uniquement sur la forme du corps, la coloration ou la vue ventrale reste incertaine, en particulier chez les jeunes animaux. Les femelles vivent en général nettement plus longtemps que les mâles.
Reproduction
L’élevage relève de mains expérimentées. Avant l’accouplement, le sexe, la maturité et, si possible, la lignée d’origine des deux animaux doivent être établis de manière fiable. Des formes de localité désignées différemment ne doivent pas être croisées sans contrôle, car l’espèce présente une variation géographique considérable. La femelle est bien conditionnée, sans être suralimentée. Lors de la mise en présence contrôlée, des voies de fuite, des possibilités de séparation et une observation permanente sont nécessaires, car des blessures ou du cannibalisme ne peuvent être exclus. Après un accouplement réussi, la femelle doit subir le moins de perturbations possible et bénéficier de conditions stables. Les interventions sur le cocon exigent de l’expérience ; un accouplement réussi ne garantit ni la construction du cocon ni l’éclosion.
Taille et espérance de vie
Les animaux adultes atteignent, selon le sexe et la lignée d’origine, env. 3,5–5 cm de longueur de corps. L’envergure des pattes se situe le plus souvent autour d’env. 8–12 cm, même si l’on rencontre également des valeurs différentes dans les indications de maintenance. Les femelles sont généralement plus massives, tandis que les mâles matures paraissent plus élancés et à longues pattes. En raison de la variation marquée au sein du complexe Davus pentaloris, les valeurs de taille isolées ne doivent pas être comprises comme une limite d’espèce rigide.
Venin, poils urticants et sécurité
Davus pentaloris dispose de plusieurs moyens de défense. Souvent, l’animal se retire d’abord rapidement dans son terrier ou tente de fuir. En cas de dérangement persistant, il peut projeter des poils urticants depuis l’abdomen. Ceux-ci peuvent provoquer de fortes démangeaisons et irritations sur la peau et surtout au niveau des yeux ou des muqueuses ; après des travaux dans le terrarium, il convient donc de se laver les mains et de ne pas toucher les yeux. Comme presque toutes les mygales, l’espèce possède des crochets venimeux et peut mordre. Une morsure est douloureuse et peut entraîner des troubles locaux ou généraux. Le contact direct est donc à éviter ; en cas de symptômes marqués ou persistants, un avis médical est nécessaire.
Bon à savoir
Les bandes transversales orangées à rougeâtres sur l’abdomen sombre rappellent un motif de tigre et rendent l’espèce irrésistiblement attractive. Toutefois, des animaux ont été proposés dans le commerce pendant des années sous d’autres noms de Davus ou à tort comme Davus fasciatus. La couleur et l’appellation commerciale à elles seules ne suffisent pas pour une détermination fiable de l’espèce ou de la localité. Le nom scientifiquement accepté reste Davus pentaloris. D’anciennes dénominations comme Pseudoschizopelma pentalore ou Cyclosternum pentalore peuvent encore apparaître dans des livres, des listes d’élevage et d’anciens comptes rendus de maintenance.
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