Mygale à bosse africaine, Ceratogyrus darlingi
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Mygale à bosse africaine, Ceratogyrus darlingi
| Nom français : | Mygale à bosse africaine |
| Nom scientifique : | Ceratogyrus darlingi |
| Synonymes : | Mygale cornue, Mygale cornue de Darling, Mygale africaine à corne postérieure, Rear Horned Baboon Tarantula |
| Origine : | Afrique australe : Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Namibie et Afrique du Sud |
| Mode de vie : | Espèce terrestre fouisseuse, vivant seule, avec terrier profond |
| Période d’activité : | Principalement active au crépuscule et la nuit ; à l’affût à l’entrée du terrier |
| Type de maintenance : | Terrarium bien ventilé, sécurisé contre les évasions, en maintenance individuelle |
| Taille minimale du terrarium : | Pour les animaux adultes, à partir d’environ 30 × 30 × 30 cm, avec une grande hauteur de substrat |
| Température et humidité de l’air : | Chaud et majoritairement sec ; environ 24–28 °C, un peu plus frais la nuit |
| Substrat : | Au moins 15–20 cm de profondeur, apte au creusement, compacté et stable |
| Cachettes et toile : | Terrier pré-creusé sous du liège ; les tubes et l’environnement sont densément tapissés de soie |
| Nourriture : | Blattes, grillons, grillons domestiques ou sauterelles vivants de taille adaptée |
| Venin et comportement de défense : | Très rapide et sur la défensive ; pas de poils urticants, éviter absolument la morsure |
| Taille du corps et envergure : | Environ 5–6 cm de longueur de corps et environ 12–15 cm d’envergure |
| Espérance de vie : | Femelles souvent environ 10–15 ans, mâles généralement nettement moins |
Origine et habitat de la mygale à bosse africaine (Ceratogyrus darlingi)
Ceratogyrus darlingi est originaire d’Afrique australe et sa présence est attestée par des données de collecte au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique, en Namibie et en Afrique du Sud. L’aire connue ne correspond donc pas à un paysage homogène, mais à différents milieux allant de savanes sèches à des savanes plus humides de façon saisonnière, des zones de brousse et des espaces ouverts. De nombreux sites se situent dans des régions où les saisons des pluies et des saisons sèches sont nettement marquées, avec des différences de température sensibles entre le jour et la nuit. L’araignée passe la majeure partie de sa vie protégée dans le sol. Elle y aménage, dans un substrat apte au creusement et suffisamment ferme, un terrier profond dont l’entrée et les parois sont consolidées par la soie. Cet abri souterrain amortit bien mieux la chaleur, la sécheresse et les variations météo de courte durée que la surface du sol à découvert. En terrarium, il ne suffit donc pas de reproduire un climat globalement sec. L’essentiel est plutôt un substrat profond et stable, un environnement bien ventilé, de l’eau de boisson disponible en permanence et un léger gradient d’humidité dans les couches de substrat plus profondes. Comme l’aire de répartition naturelle est vaste, des valeurs climatiques rigides ne doivent être comprises que comme une orientation prudente.
Mode de vie et type de maintenance
Cette espèce est une habitante typique des terriers et ne doit pas être aménagée comme une mygale terrestre vivant à découvert. Elle creuse une galerie profonde, élargit des cavités existantes et renforce l’entrée avec une toile épaisse. En journée, elle reste souvent cachée ; le soir, elle se tient plutôt au bord du tube et réagit alors très vite aux proies ou aux perturbations. La maintenance individuelle est indispensable. Le fait de fermer temporairement et complètement l’entrée fait partie du comportement normal, surtout avant une mue, et ne doit pas être interrompu en dégageant l’animal.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium stable, verrouillable en toute sécurité, à partir d’environ 30 × 30 × 30 cm convient. Plus que de la hauteur supplémentaire, il faut suffisamment d’espace pour un terrier profond. Entre le substrat et le couvercle, il ne doit rester que peu de hauteur de chute libre, car une chute chez les mygales lourdes peut provoquer des blessures potentiellement mortelles de l’abdomen. Les portes, les surfaces de ventilation et les passages de câbles doivent se fermer de manière à empêcher toute évasion. Les opérations d’entretien doivent pouvoir être réalisées sans détruire le terrier à chaque fois.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Le substrat doit être mis en place sur au moins 15–20 cm de hauteur et tassé de façon à ce que les galeries creusées ne s’effondrent pas. Un mélange apte au creusement et stable dans sa structure, composé de terre non fertilisée et de fractions limoneuses ou argileuses, convient ; les matériaux meubles, qui restent durablement friables, ne conviennent pas. Un tube de liège enterré en biais ou un morceau d’écorce de liège facilite le début de la construction. La surface peut être majoritairement sèche, tandis que des zones plus profondes peuvent conserver ponctuellement une légère humidité résiduelle. Il faut éviter l’eau stagnante, un substrat humide dans l’ensemble du terrarium et une mauvaise ventilation.
Climat et éclairage
Il s’est avéré efficace de maintenir une zone chaude d’environ 24–28 °C le jour, avec une baisse nocturne modérée à environ 20–24 °C. Une surchauffe durable est plus dangereuse qu’une maintenance temporairement un peu plus fraîche. Le terrarium est géré majoritairement sec et bien ventilé ; une coupelle d’eau peu profonde et stable reste néanmoins disponible en permanence. Plutôt que de pulvériser tout le bac, on peut, si nécessaire, humidifier avec parcimonie une petite zone ou une couche de substrat plus profonde. Les indications divergentes sur l’humidité de l’air doivent être évaluées avec prudence en raison de la vaste aire d’origine et des différentes méthodes de mesure.
Alimentation et approvisionnement en eau
On nourrit avec des proies vivantes de taille adaptée, par exemple des blattes, des grillons, des grillons domestiques ou des sauterelles appropriées. La mygale à bosse se tient souvent à l’affût à l’entrée de son terrier, saisit la proie à une vitesse fulgurante et la tire dans le tube. La quantité de nourriture et l’intervalle dépendent de l’âge, de la condition physique et du volume de l’abdomen ; un abdomen durablement très gonflé augmente le risque de blessure. Les animaux non consommés et les restes de nourriture sont retirés. Pendant une préparation de mue reconnaissable, aucune proie ne doit rester dans le terrarium, car même de petits insectes nourriciers peuvent blesser l’araignée sans défense.
Mue
Avant la mue, l’animal refuse souvent la nourriture, se retire profondément dans son terrier et peut entièrement tapisser l’entrée de soie. Cette phase de repos peut durer plus ou moins longtemps selon l’âge et l’état. Le terrier ne doit alors être ni ouvert ni soulevé. De l’eau fraîche doit rester accessible, sans inonder la galerie. Après la mue, l’araignée demeure sensible jusqu’à ce que la cuticule et les crochets venimeux soient entièrement durcis. Ce n’est qu’ensuite que l’on recommence à nourrir prudemment. Les exuvies sont souvent sorties du terrier plus tard et peuvent servir à la détermination du sexe.
Maintenance individuelle et manipulation en sécurité
Ceratogyrus darlingi n’est pas un animal à manipuler. Elle peut accélérer très vite sur place, réagir sur la défensive et, si elle se sent acculée, menacer ou mordre. Cette mygale africaine ne possède pas de poils urticants ; sa défense repose notamment sur sa vitesse, de puissants crochets venimeux et le venin. L’effet d’une morsure chez l’être humain n’est pas documenté de manière suffisamment homogène et ne doit pas être minimisé. Des douleurs locales ainsi que des troubles plus étendus sont possibles. Les transferts se font de manière planifiée dans une zone fermée et claire, avec un récipient de capture et de longs outils. Après une morsure, il convient de demander un avis médical.
Différences entre les sexes
Les femelles adultes paraissent généralement plus robustes et atteignent une espérance de vie nettement plus élevée. Les mâles matures sont plus fins, avec des pattes plus longues, et possèdent des organes copulateurs reconnaissables sur les pédipalpes ainsi que des crochets tibiaux sur les pattes antérieures. La forme ou la taille du « bosse » caractéristique à elle seule ne permet pas une détermination fiable du sexe. La méthode la plus sûre consiste à examiner la face interne d’une exuvie bien conservée. Chez les animaux petits ou encore immatures, la détermination reste souvent incertaine.
Reproduction
La reproduction doit être réservée à des mains expérimentées, car les deux partenaires sont rapides et capables de se défendre. Un mâle adulte n’est placé auprès d’une femelle prête à s’accoupler que de manière contrôlée ; une cohabitation durable n’est pas recommandée. Le mâle s’annonce par des tambourinements et utilise, lors de l’accouplement, ses crochets tibiaux pour maintenir à distance les crochets venimeux de la femelle. Après un accouplement réussi, un cocon d’œufs conséquent peut être produit, duquel peut émerger un nombre à trois chiffres de jeunes araignées. Pour leur hébergement en sécurité, leur séparation et leur prise en charge, il faut disposer d’un espace suffisant avant même toute tentative de reproduction.
Taille et espérance de vie
Les femelles adultes atteignent le plus souvent environ 5–6 cm de longueur de corps. L’envergure se situe souvent dans une fourchette d’environ 12–15 cm ; certaines indications en maintenance donnent des valeurs un peu plus élevées. Les mâles peuvent paraître aussi imposants grâce à leurs pattes plus longues et plus fines, mais ils ont généralement un corps moins massif. Les indications de taille ne doivent être prises qu’à titre d’orientation en raison des différentes méthodes de mesure.
Venin, poils urticants et sécurité
En cas de perturbation, l’espèce fuit souvent d’abord dans son terrier, mais, sans possibilité de retrait, elle peut menacer très clairement et frapper rapidement. Une stridulation audible est possible. L’absence de poils urticants ne doit en aucun cas être interprétée comme une faible capacité de défense. Il faut éviter le contact direct, le travail à mains nues dans le terrarium et les transferts non préparés. Le terrarium doit être placé hors de portée des enfants et des animaux domestiques et être sécurisé de manière fiable contre toute ouverture involontaire.
Bon à savoir
L’élément à l’origine du nom est l’appendice sombre, incliné vers l’arrière, sur le céphalothorax, souvent décrit comme une corne ou une bosse. Il devient de plus en plus visible chez les animaux en croissance. Sa fonction biologique exacte n’est pas définitivement élucidée ; les tentatives d’explication ne doivent donc pas être présentées comme des faits établis. L’activité de construction est également particulièrement impressionnante : un terrarium aménagé simplement peut être entièrement transformé en peu de temps par des galeries, des mouvements de terre et une toile dense.
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