Mygale à genoux dorés du Chaco, Grammostola pulchripes
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Mygale à genoux dorés du Chaco, Grammostola pulchripes
| Nom allemand : | Mygale à genoux dorés du Chaco |
| Scientifique : | Grammostola pulchripes |
| Synonymes : | Mygale à genoux dorés, mygale à genoux dorés, mygale à bandes dorées, Chaco Golden Knee |
| Origine : | Amérique du Sud : Brésil, Paraguay et Argentine |
| Mode de vie : | Mygale terrestre, fouisseuse et vivant seule |
| Période d’activité : | Principalement active au crépuscule et la nuit, souvent bien visible |
| Type de maintenance : | Maintenance en solitaire dans un terrarium orienté terrestre |
| Taille minimale du terrarium : | Adulte environ 40 × 30 × 30 cm ; prévoir une faible hauteur de chute |
| Température et humidité de l’air : | 22–26 °C, un peu plus frais la nuit ; surface majoritairement sèche |
| Substrat : | Au moins 12–18 cm de substrat fouissable et stable |
| Cachettes et toiles : | Terrier au sol sous liège ou racine ; l’environnement est légèrement tapissé de toile |
| Nourriture : | Insectes nourriciers vivants adaptés, comme blattes, grillons et grillons domestiques |
| Venin et comportement défensif : | Poils urticants et morsure venimeuse ; généralement calme, mais toujours capable de se défendre |
| Taille du corps et envergure des pattes : | Environ 7–9 cm de longueur de corps et 18–22 cm d’envergure des pattes |
| Espérance de vie : | Femelles souvent 15–25 ans, mâles nettement plus courts |
Origine et habitat de la mygale à genoux dorés du Chaco (Grammostola pulchripes)
Grammostola pulchripes est originaire du sud de l’Amérique du Sud. L’aire de répartition actuellement reconnue comprend le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, même si de nombreuses indications en terrariophilie mettent surtout en avant le Paraguay et le nord de l’Argentine. Le nom commercial courant fait référence à la région du Chaco, un vaste paysage de prairies, savanes, broussailles épineuses et forêts plus claires. La présence naturelle ne se réduit toutefois pas à un milieu uniformément sec. En Argentine, des observations proviennent notamment de zones plus humides du Chaco, de l’Espinal oriental et de régions de Yungas au nord. Selon le lieu de découverte, des phases chaudes et pluvieuses alternent avec des périodes plus sèches et plus fraîches. Au sol, cette mygale robuste trouve refuge sous des racines, des pierres, des morceaux d’écorce et dans des terriers creusés par elle-même ou récupérés. Le microclimat de l’abri est plus stable que les conditions en surface. Pour la maintenance en terrarium, cela signifie : un milieu majoritairement sec et bien ventilé est pertinent, mais l’araignée doit pouvoir se retirer à tout moment dans un terrier protégé et avoir accès à de l’eau fraîche. Une humidité permanente convient aussi peu qu’un substrat totalement desséché et meuble.
Mode de vie et type de maintenance
La mygale à genoux dorés du Chaco est une espèce terrestre robuste, avec une nette tendance à creuser. Les jeunes animaux, en particulier, construisent souvent des galeries étendues, tandis que les grands spécimens acceptent volontiers une cachette préparée sous un morceau de liège stable, qu’ils agrandissent selon leurs préférences. L’environnement de l’entrée est recouvert d’une fine couche de toile ; une vaste toile d’habitation ne se forme généralement pas. L’espèce vit en solitaire et ne doit pas être cohabité durablement avec des congénères. Même si de nombreux individus sont considérés comme relativement calmes, le tempérament, l’activité et le comportement de retrait varient selon les individus. Des phases de repos prolongées ou des entrées de terrier temporairement fermées ne sont pas inhabituelles.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium orienté terrestre d’environ 40 × 30 × 30 cm convient. Plus qu’une hauteur excessive, une surface au sol suffisante avec un substrat profond est importante. Entre la surface du substrat et le couvercle, il ne devrait rester que peu de hauteur libre, car le corps lourd de cette mygale peut être facilement blessé en cas de chute. Les pierres dures et à arêtes vives ainsi que les décorations d’escalade élevées sont donc inadaptées. Pour les animaux plus petits, le contenant est adapté proportionnellement afin que la nourriture et l’approvisionnement en eau restent contrôlables. Une construction anti-évasion, bien ventilée et sans fissures dangereuses est indispensable.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Le substrat doit être mis en place sur au moins 12–18 cm de hauteur et soutenir de façon fiable les galeries creusées. Des mélanges fouissables à base de terre non fertilisée, d’argile et d’autres composants structurants conviennent. La fibre de coco pure, très meuble, peut offrir trop peu de tenue pour des terriers stables. Le substrat est légèrement tassé et rehaussé vers l’arrière ou vers la cachette prévue. La surface peut rester majoritairement sèche ; une zone plus profonde peut conserver une faible humidité résiduelle. L’eau stagnante, les zones moisies et un sol durablement détrempé doivent être évités. La décoration doit être disposée de manière à ne pas pouvoir s’effondrer, même si elle est creusée par dessous.
Climat et éclairage
Un secteur modérément chaud d’environ 22–26 °C le jour, avec un léger refroidissement nocturne à environ 18–22 °C, a fait ses preuves. Une lampe chauffant fortement de manière ponctuelle ou un tapis chauffant sous le terrarium est risqué, car l’araignée, en cas de chaleur, creuse instinctivement plus profondément. Si un apport de chaleur est nécessaire, il doit être contrôlé via la pièce ou une paroi latérale. La surface reste majoritairement sèche, tandis qu’une petite zone peut être légèrement humidifiée si besoin. Une coupelle d’eau peu profonde et stable doit rester en permanence dans le terrarium. Un bon renouvellement d’air est plus important que l’atteinte d’une valeur d’humidité de l’air rigide. Une atmosphère lourde et stagnante, associée à un substrat humide, est à éviter.
Alimentation et approvisionnement en eau
On nourrit avec des proies vivantes de taille adaptée, comme des blattes, des grillons, des grillons domestiques ou des criquets issus d’élevages d’insectes nourriciers contrôlés. La proie ne doit pas pouvoir maîtriser l’araignée. Pour les jeunes, de plus petites portions à des intervalles plus courts sont pertinentes ; les adultes ont besoin de nourriture nettement moins souvent. Ce sont l’état corporel, l’activité et la taille de l’abdomen qui comptent, et non un planning hebdomadaire rigide. Les proies non consommées sont retirées rapidement, surtout avant une mue. Des pauses alimentaires prolongées sont régulières chez les espèces du genre Grammostola et ne constituent pas automatiquement, en l’absence d’anomalies de l’état corporel, une raison de proposer plus fréquemment de la nourriture. Les vertébrés ne sont ni nécessaires ni recommandés pour une maintenance équilibrée.
Mue
Avant une mue, l’araignée se retire souvent, refuse la nourriture et peut éventuellement fermer l’entrée de son terrier. L’abdomen peut paraître plus sombre ; toutefois, une zone dégarnie seule n’est pas un indice sûr, car elle peut aussi résulter de poils urticants arrachés. Pendant la mue, l’animal ne doit en aucun cas être dérangé ou touché. Les insectes nourriciers doivent avoir été retirés au préalable, car ils peuvent blesser l’araignée sans défense. Une coupelle d’eau remplie et une zone profonde de substrat non totalement desséchée favorisent un microclimat stable. On ne recommence à nourrir que lorsque les crochets et la nouvelle cuticule sont durcis. Chez les grands animaux, cela prend le plus souvent au moins sept à quatorze jours. Les terriers fermés ne doivent pas être ouverts de force.
Maintenance en solitaire et manipulation en sécurité
Grammostola pulchripes est un animal d’observation et ne devrait pas être pris en main. Même un individu habituellement calme peut s’enfuir soudainement, projeter des poils urticants ou mordre. Une chute, même de faible hauteur, peut blesser l’abdomen de manière mortelle. Les travaux nécessaires se font calmement, avec des outils longs, et portes et fenêtres fermées. Pour les transferts, une boîte de capture suffisamment grande est plus sûre qu’un contact direct. Les poils urticants projetés peuvent irriter la peau, les yeux et les voies respiratoires ; après des interventions dans le terrarium, il faut se laver les mains et éviter de toucher le visage.
Différences entre les sexes
Les femelles adultes paraissent généralement plus trapues, ont un abdomen plus robuste et peuvent vivre nettement plus longtemps. Les mâles matures sont souvent plus fins et plus longilignes. Ils portent des organes d’accouplement nettement visibles sur les pédipalpes et possèdent, chez cette espèce, des crochets tibiaux sur les pattes avant. Une détermination fiable du sexe est généralement possible à partir d’une exuvie bien conservée, où l’on peut distinguer la spermathèque chez les femelles. Une évaluation basée uniquement sur la forme du corps ou la coloration reste incertaine, surtout chez les jeunes animaux.
Reproduction
Un accouplement doit être réservé à des mains expérimentées. Les deux animaux continuent d’être maintenus séparément et ne sont réunis qu’en conditions contrôlées. La femelle doit être adulte, bien nourrie et ne pas être juste avant une mue. Le mâle doit disposer de possibilités de retrait, car blessures et cannibalisme restent possibles malgré un comportement calme. Après un accouplement réussi, il est de nouveau retiré. La formation d’un cocon d’œufs peut n’avoir lieu que des mois plus tard et est influencée par la température, le rythme annuel et l’état de la femelle. Les perturbations, les contrôles fréquents et les changements climatiques brusques peuvent conduire à l’abandon ou à l’endommagement du cocon. En raison du long temps de développement de l’espèce, une planification soigneuse de la future maintenance individuelle des jeunes est nécessaire.
Taille et espérance de vie
Les animaux adultes atteignent environ 7–9 cm de longueur de corps. L’envergure des pattes se situe, selon le sexe, l’âge et la méthode de mesure, le plus souvent autour de 18–22 cm. Les femelles sont en règle générale plus massives, tandis que les mâles adultes, avec un corps plus fin, peuvent atteindre une envergure comparable. Les indications de taille varient dans la littérature et le commerce, car la longueur du corps et l’envergure des pattes mesurée en diagonale ne sont pas toujours clairement distinguées.
Venin, poils urticants et sécurité
En tant que mygale du Nouveau Monde, Grammostola pulchripes possède des poils urticants sur l’abdomen. En cas de dérangement, elle peut les projeter avec les pattes arrière et les disperser en direction d’une perturbation. Ces poils fins peuvent provoquer de fortes irritations de la peau et des muqueuses ; un contact avec les yeux doit être pris particulièrement au sérieux. En outre, l’araignée peut adopter une posture de menace ou mordre. Une morsure est mécaniquement douloureuse à cause des crochets puissants et injecte du venin, dont l’effet peut varier selon les individus. Un comportement calme ne doit donc jamais être assimilé à une absence de danger. Le contact direct est à éviter systématiquement.
Bon à savoir
Les bandes dorées à beige au niveau des articulations des pattes forment un contraste frappant avec la coloration de base sombre. L’espèce grandit relativement lentement et peut, surtout en tant que femelle, être maintenue pendant de très nombreuses années. Certains individus restent souvent visibles devant leur refuge, d’autres passent de longues périodes dans le terrier. Des pauses alimentaires prolongées sont également possibles. Tant que l’abdomen ne perd pas nettement de volume, que l’eau est disponible et qu’aucune autre anomalie n’est constatée, l’araignée ne doit pas être importunée durant ces phases de repos par des nourrissages répétés ou l’ouverture de son terrier.
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