En un coup d’œil : Mygale à genoux rouges du Mexique, Brachypelma hamorii (ex smithi)
Origine et habitat de la Mygale à genoux rouges du Mexique (Brachypelma hamorii (ex smithi))
Brachypelma hamorii est endémique du Mexique. Son aire de répartition avérée couvre une grande partie de l’État de Colima, des zones sur la côte nord-ouest du Michoacán ainsi que des zones marginales dans le sud du Jalisco. Elle y vit depuis les plaines côtières pacifiques jusqu’aux contreforts des massifs situés plus à l’intérieur des terres. Les forêts sèches subtropicales avec broussailles épineuses, végétation ligneuse caducifoliée et des saisons des pluies et des saisons sèches nettement marquées sont typiques. Elle préfère des endroits relativement peu perturbés, ombragés par des arbres ou des arbustes ; l’environnement de rigoles temporairement en eau peut également offrir des microhabitats adaptés. L’araignée utilise des cavités naturelles sous des pierres, du bois renversé ou de grosses racines, et les agrandit si nécessaire pour en faire un refuge. Dans la nature, l’entrée présente souvent une soie à peine visible. Le terrarium ne doit donc pas reproduire un emplacement désertique totalement ouvert, mais associer une surface sèche, un sol fouissable, de l’ombre et de l’eau de boisson accessible à tout moment. Les populations sauvages sont sous pression du fait de la perte d’habitat, de la construction de routes et de prélèvements illégaux. Pour la maintenance, seuls des animaux d’origine légale traçable sont donc envisageables.
Mode de vie et type de maintenance
Cette mygale vit au sol et utilise des terriers qu’elle a creusés elle-même ou qu’elle a récupérés. Elle reste souvent dans son refuge la journée, mais peut, lorsque l’environnement est calme, rester longtemps bien visible devant le terrier. Au crépuscule, elle attend souvent à l’entrée une proie de passage. Sa toile reste généralement discrète et sert surtout à tapisser et à percevoir les vibrations. Malgré une apparence souvent calme, chaque individu est différent. Une cohabitation durable n’est pas possible, car des congénères peuvent être considérés comme des concurrents ou des proies.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium terrestre plat d’environ 30 × 30 × 20 cm convient. L’essentiel est une surface au sol suffisante, une couche de substrat profonde et peu d’espace libre au-dessus du substrat. La distance entre la surface du sol et le couvercle devrait si possible ne pas être sensiblement plus grande que l’envergure des pattes. Une chute peut gravement blesser l’abdomen mou. Les portes et les zones de ventilation doivent se fermer de manière sûre ; un grillage métallique grossier est défavorable, car les griffes peuvent s’y coincer. Une cachette stable en liège, bois ou une pierre posée de façon sûre est proposée en étant partiellement enterrée.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Un mélange d’au moins 10–15 cm de hauteur composé de terre non fertilisée, de substrat de terrarium fouissable et d’une petite proportion d’argile offre un bon maintien. Le matériau est légèrement tassé afin que les galeries aménagées ne s’effondrent pas immédiatement. Le sable pur n’est ni stable ni adapté. La surface peut être majoritairement sèche ; une petite zone plus profonde peut être maintenue légèrement humide par moments, sans détremper l’ensemble du terrarium. Les décorations lourdes reposent directement sur le fond du terrarium et non pas en équilibre sur le substrat, afin qu’elles ne puissent pas s’enfoncer lors du creusement.
Climat et éclairage
Une plage de température d’environ 22–26 °C le jour, avec une légère baisse nocturne à environ 18–22 °C, a fait ses preuves. Les écarts de courte durée sont généralement moins problématiques qu’une surchauffe ou un sol durablement humide. Le soleil direct sur le terrarium est impérativement à éviter. Une bonne ventilation transversale favorise les échanges d’air et prévient l’engorgement d’humidité ainsi que les moisissures. Plutôt que de chercher à imposer une humidité déterminée par des pulvérisations fréquentes, on propose une coupelle d’eau toujours pleine, un substrat majoritairement sec et, si nécessaire, une zone de sol limitée légèrement humide.
Alimentation et apport en eau
On nourrit avec des proies vivantes de taille adaptée, par exemple des blattes, grillons, grillons domestiques ou de petites sauterelles issues d’un élevage d’insectes nourriciers contrôlé. La proie doit être nettement plus petite que l’envergure des pattes de l’araignée. Les jeunes reçoivent de plus petites portions à des intervalles plus courts, les adultes généralement une proie adaptée toutes les une à deux semaines. L’état corporel, l’activité et le rythme annuel sont déterminants, et non un calendrier rigide. Les restes de nourriture et les animaux non capturés sont retirés rapidement. De l’eau fraîche doit être disponible en permanence, indépendamment de l’alimentation.
Mue
Avant une mue, Brachypelma hamorii se retire souvent, ferme l’entrée du terrier, refuse la nourriture et présente un abdomen qui s’assombrit. Lors de la mue proprement dite, elle peut être couchée sur le dos ; c’est normal et ne doit pas être perturbé en la touchant ou en la retournant. Les proies doivent avoir été retirées au préalable, car elles peuvent blesser l’araignée sans défense. Après la mue, on la laisse tranquille jusqu’à ce que les pattes et les crochets venimeux soient entièrement durcis. Chez les jeunes, cela dure souvent plusieurs jours, chez les grands individus plutôt une à deux semaines. Une coupelle d’eau remplie est particulièrement importante pendant toute cette phase.
Maintenance en solitaire et manipulation en toute sécurité
La sortir n’est ni nécessaire pour l’entretien ni pour l’« occupation » et doit être évité. Même un animal paraissant calme peut soudainement fuir, projeter des poils urticants ou mordre. Une chute depuis la hauteur de la main est particulièrement dangereuse, car l’abdomen peut se déchirer. Pour les travaux dans le terrarium, l’araignée est sécurisée à l’aide d’un outil long et d’un récipient de capture, sans la harceler. Après contact avec le substrat ou la toile, les mains sont lavées ; le visage et les yeux ne doivent pas être touchés pendant ce temps.
Différences entre les sexes
À l’âge adulte, les femelles paraissent le plus souvent plus robustes et vivent nettement plus longtemps. Les mâles matures sont souvent plus élancés, ont des pattes relativement plus longues, des bulbes épaissis sur les pédipalpes et des crochets tibiaux sur la première paire de pattes. Chez les animaux plus jeunes, une détermination externe du sexe est incertaine. La méthode la plus fiable consiste à utiliser une mue bien conservée, dont les caractères sexuels sur la face interne de l’abdomen sont examinés par un spécialiste. La couleur et la morphologie générale à elles seules ne suffisent pas pour une attribution sûre.
Reproduction
L’élevage doit être réservé à des mains expérimentées. Le mâle et la femelle ne sont réunis que de manière contrôlée pour l’accouplement, puis séparés à nouveau, car des blessures et le cannibalisme sont possibles. Une voie de fuite pour le mâle ainsi qu’un récipient de capture doivent être disponibles. Dans la nature, les mâles matures errent surtout de la fin de la saison des pluies jusqu’au début de la saison sèche. Les femelles confectionnent leur cocon plutôt pendant les mois plus secs ; les jeunes apparaissent avant les pluies d’été. En terrarium, le calendrier et la durée de développement peuvent différer. Le cocon et la femelle nécessitent le plus grand calme possible. En raison du statut de protection, l’origine, les parents reproducteurs et les naissances devraient être documentés sans lacune.
Taille et espérance de vie
Les femelles adultes atteignent environ 7 cm de longueur de corps, les mâles environ 6 cm. Selon la méthode de mesure et la morphologie individuelle, l’envergure des pattes se situe le plus souvent autour de 12–15 cm. Les femelles sont souvent plus compactes et plus lourdes, tandis que les mâles adultes peuvent paraître de taille similaire avec leurs pattes plus longues. Les indications de taille dans le commerce varient parfois, car la longueur du corps et l’envergure des pattes ne sont pas toujours clairement distinguées l’une de l’autre.
Venin, poils urticants et sécurité
En tant que mygale du Nouveau Monde, Brachypelma hamorii possède des poils urticants sur l’abdomen. En cas de dérangement, elle peut les projeter avec les pattes arrière. Les poils fins irritent la peau et les muqueuses et peuvent provoquer de sérieux troubles au niveau des yeux. En cas de harcèlement plus marqué, une posture de menace et une morsure venimeuse sont possibles. Une morsure peut être douloureuse en raison des grands crochets venimeux ; la réaction au venin est individuelle et des troubles allergiques ne sont pas à exclure. Les enfants, les personnes sensibles et les animaux domestiques ne doivent pas avoir d’accès direct au terrarium.
Bon à savoir
La célèbre coloration noire et orange développe des contrastes particulièrement nets après une mue. Brachypelma hamorii grandit lentement et peut observer de longues pauses alimentaires sans que cela, à lui seul, ne suggère une maladie. L’état corporel, l’approvisionnement en eau et le comportement devraient néanmoins être contrôlés régulièrement. L’espèce est protégée dans le commerce international. La mention « ex smithi » ne désigne pas une synonymie scientifique : Brachypelma smithi est une autre espèce, toujours valide. Comme les deux espèces ont longtemps été confondues et que les noms vernaculaires allemands ne sont pas univoques, l’identification devrait être vérifiée pour les animaux d’origine inconnue.