Mygale bleu cobalt, Haplopelma lividum
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Mygale bleu cobalt, Haplopelma lividum
| Nom français : | Mygale bleu cobalt |
| Scientifique : | Haplopelma lividum |
| Synonymes : | Mygale bleue de Birmanie, mygale bleue de Thaïlande, mygale cobalt |
| Origine : | Myanmar et Thaïlande |
| Mode de vie : | Terrestre, très fouisseuse et solitaire |
| Période d’activité : | Principalement active au crépuscule et la nuit |
| Type de maintenance : | Terrarium terrestre anti-évasion pour maintenance en solitaire |
| Dimensions minimales du terrarium : | Environ 30 × 30 × 40–45 cm, dont 25–30 cm de substrat |
| Température et humidité de l’air : | Chaud, bien ventilé et modérément humide dans la partie inférieure du substrat |
| Substrat : | Substrat profond, stable et propice au creusement |
| Cachettes et toile : | Terrier profond avec entrée fortement tapissée de soie |
| Nourriture : | Blattes adaptées, grillons et autres insectes nourriciers |
| Venin et comportement défensif : | Très rapide, défensive et dotée d’un venin médicalement pertinent |
| Taille du corps et envergure des pattes : | Environ 5–6 cm de longueur du corps et 12–15 cm d’envergure des pattes |
| Espérance de vie : | Femelles souvent 12–15 ans, parfois plus longtemps ; mâles nettement plus courts |
Origine et habitat de la mygale bleu cobalt (Haplopelma lividum)
Selon des données actuelles fiables sur sa répartition, Melopoeus lividus est originaire du Myanmar et de Thaïlande. L’espèce a été décrite à l’origine à partir d’animaux provenant de l’actuel Myanmar, puis confirmée en différents lieux de l’ouest et du centre de la Thaïlande. Les indications d’origine plus larges issues du commerce doivent être considérées avec prudence tant qu’il n’existe pas d’identification vérifiable et de documentation précise du site de collecte. Dans son habitat naturel, cette mygale occupe des paysages influencés par la mousson, au climat chaud et à humidité parfois élevée. Pour elle, une ambiance durablement détrempée est moins déterminante qu’un sol dans lequel peut se former un microclimat protégé. Les animaux creusent des terriers profonds, tapissés de soie, dans un sol ferme. De tels terriers ont été observés aussi bien sur des surfaces planes que sur des talus. Le jour, l’araignée se tient le plus souvent au fond de son refuge. Au crépuscule ou la nuit, elle attend plus près de l’entrée le passage d’une proie. Les différences saisonnières de précipitations font partie du climat naturel, tandis que le terrier maintient température et humidité de façon nettement plus régulière qu’à la surface. En terrarium, ce mode de vie devrait être reproduit par un substrat profond et stable, une base protégée pour le terrier et le moins de perturbations possible.
Mode de vie et type de maintenance
La mygale bleu cobalt est une habitante de terrier très marquée et doit être maintenue en solitaire. Si la profondeur de sol est suffisante, elle aménage un vaste réseau de galeries densément tapissé et ne se montre souvent qu’à l’entrée. De longues phases sans activité visible sont donc normales. Surtout après la tombée de la nuit, elle se tient plus souvent en position d’affût. Mettre à jour régulièrement le terrier ou le remanier provoque du stress et augmente, en raison de la grande vitesse de l’espèce, les risques d’évasion et de morsure.
Terrarium
Pour une femelle adulte, un terrarium fermant de manière sûre d’environ 30 × 30 × 40–45 cm convient par exemple, à condition qu’au moins 25–30 cm soient remplis d’un substrat propice au creusement. Plus qu’une grande hauteur libre, la profondeur du terrier et une zone de travail sûre sont déterminantes. Entre la surface du substrat et le couvercle, il ne devrait rester que peu d’espace de chute, car une chute peut gravement blesser l’abdomen. Les ouvertures de ventilation et les interstices des portes doivent être anti-évasion. Un tube de liège placé latéralement ou un morceau d’écorce incliné peut servir de départ à un terrier bien visible.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Convient : un mélange légèrement humide, rempli en profondeur, composé de terre non fertilisée, d’humus de terrarium propice au creusement et d’une part d’argile apportant de la structure. Le substrat doit pouvoir se compacter et ne doit pas glisser en permanence lors du creusement. Les couches inférieures restent modérément humides, tandis qu’une partie de la surface peut sécher. Il faut éviter l’eau stagnante, un sol boueux et une mousse durablement détrempée. Des feuilles mortes et des morceaux d’écorce plats à l’entrée offrent des points d’ancrage pour la toile dense et sont souvent intégrés à la construction du terrier.
Climat et éclairage
Un secteur chaud d’environ 22–27 °C, avec une légère baisse nocturne, a fait ses preuves. Une surchauffe durable est plus dangereuse qu’un refroidissement modéré la nuit. Plutôt que de viser un chiffre fixe d’humidité de l’air, il faut créer un gradient d’humidité : modérément humide en bas, plus sec par endroits en haut. Une gamelle d’eau toujours remplie fait partie de l’équipement de base, y compris pour des animaux vivant cachés. Une bonne ventilation transversale ou double évite un air stagnant et renfermé. Les sources de chaleur ne doivent jamais se trouver sous le terrarium, car l’araignée, en cas de chaleur ou de sécheresse, s’enfonce instinctivement plus profondément.
Nourrissage et approvisionnement en eau
On nourrit avec des blattes de taille adaptée, des grillons domestiques, des grillons ou des criquets issus d’un élevage d’insectes nourriciers contrôlé. Chez les animaux adultes, un nourrissage modéré à des intervalles plus espacés suffit généralement ; les juvéniles ont besoin de proies plus petites et sont contrôlés plus fréquemment. L’embonpoint de l’abdomen est plus parlant qu’un plan d’alimentation rigide. Les proies non consommées et les restes accessibles doivent être retirés avec une longue pince. Lorsqu’une préparation à la mue est identifiable, aucune proie vivante ne doit rester dans le terrarium, car elle peut blesser l’araignée sans défense.
Mue
Avant une mue, Melopoeus lividus se retire le plus souvent entièrement dans le terrier, refuse la nourriture et bouche l’entrée partiellement ou complètement avec de la terre et de la toile. Le terrier ne doit alors pas être ouvert. Une gamelle d’eau remplie et un niveau d’humidité stable dans les couches profondes du substrat sont particulièrement importants. Après la mue, le corps et les crochets venimeux restent d’abord mous. On ne nourrit à nouveau que lorsque les crochets sont redevenus entièrement foncés et durcis ; chez les grands animaux, cela peut prendre nettement plus d’une semaine. La peau de mue est parfois ensuite sortie du terrier et peut servir à déterminer le sexe.
Maintenance en solitaire et manipulation en toute sécurité
Cette espèce n’est pas faite pour être manipulée. Elle peut réagir très vite sans prévenir, franchir de courtes distances de manière explosive et, si elle se sent acculée, adopter une posture de menace marquée. Les travaux d’entretien s’effectuent avec des outils longs et uniquement par une ouverture aussi petite que possible. Avant les transferts, un gobelet de capture, un couvercle et un récipient de travail supplémentaire fermé doivent être prêts. Il faut éviter les transferts à mains nues ou le fait de déterrer l’araignée. Les enfants et les animaux domestiques ne doivent pas avoir accès à la pièce pendant les opérations d’entretien avec le terrarium ouvert.
Différences entre les sexes
Les femelles sont plus robustes et conservent particulièrement nettement la coloration bleue intense caractéristique des pattes. Les mâles adultes, après la mue de maturité, sont plus fins, avec des pattes plus longues, et souvent plus brunâtres à couleur bronze. Ils possèdent des bulbes développés aux pédipalpes ainsi que des structures liées à l’accouplement sur les pattes antérieures. Chez les animaux plus jeunes, une détermination d’après la couleur ou la morphologie n’est pas fiable. La méthode la plus sûre consiste à examiner la face interne d’une exuvie bien conservée. Les femelles vivent nettement plus longtemps que les mâles, qui, après leur mue de maturité, errent de plus en plus et n’ont plus qu’une durée de vie limitée.
Reproduction
En raison de la vitesse, de la combativité et d’une possible agressivité envers le partenaire, la reproduction doit être confiée à des personnes expérimentées. Une femelle adulte doit être bien établie et disposer d’un terrier intact. Le mâle est introduit de manière contrôlée, sans bloquer la voie de fuite ni l’accès à un récipient de capture. La disposition à l’accouplement peut se manifester par des tambourinements et d’autres signaux vibratoires ; malgré cela, la femelle peut attaquer le partenaire. Après l’accouplement, le mâle est séparé. Les perturbations du terrier doivent ensuite être évitées autant que possible. Les indications concernant la taille du cocon, la durée de développement et la saison optimale varient, c’est pourquoi des paramètres d’élevage concrets devraient être vérifiés en fonction de l’origine et d’expériences de reproduction documentées.
Taille et espérance de vie
Les animaux adultes atteignent généralement environ 5–6 cm de longueur du corps. L’envergure diagonale des pattes se situe le plus souvent dans une plage d’environ 12–15 cm. Les femelles paraissent plus compactes et plus lourdes, tandis que les mâles adultes ont un corps plus fin et des pattes proportionnellement plus longues. Les conditions de maintenance, le sexe et le développement individuel entraînent des écarts au sein de cette plage.
Venin, poils urticants et sécurité
En tant que mygale asiatique, Melopoeus lividus ne possède pas de poils urticants pour se défendre. Elle compte sur la vitesse, le comportement de menace et, si nécessaire, une morsure. Son venin est médicalement pertinent : outre de fortes douleurs locales et des gonflements, des troubles prolongés, des crampes musculaires, des nausées ou des vertiges, entre autres, sont possibles. Toute morsure doit être prise au sérieux et faire l’objet d’une évaluation médicale spécialisée, en particulier chez les enfants, les personnes sensibles ou en cas de symptômes qui s’étendent. Des procédures de travail calmes et un refuge aménagé de manière adaptée réduisent le risque, mais ne remplacent pas des mesures de sécurité rigoureuses.
Bon à savoir
La célèbre coloration bleu cobalt se manifeste surtout sur les pattes et paraît particulièrement intense sous une lumière diffuse. Malgré cela, l’espèce n’est pas un animal d’exposition constamment visible : un individu bien acclimaté passe la majeure partie de sa vie dans le terrier qu’il a construit. La formation de l’entonnoir de toile, l’affût nocturne à l’entrée et les activités de creusement occasionnelles rendent toutefois son observation captivante. Une entrée bouchée signifie souvent une préparation à la mue ou du repos et n’est pas une raison pour ouvrir le terrier.
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