Saltique pourpre marbrée, Phidippus purpuratus
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Saltique pourpre marbrée, Phidippus purpuratus
| Nom allemand : | Saltique pourpre marbrée |
| Nom scientifique : | Phidippus purpuratus |
| Synonymes : | Saltique pourpre, Marbled Purple Jumping Spider |
| Origine : | Canada et États-Unis |
| Mode de vie : | Saltique vivant sur les rochers et près du sol ; solitaire |
| Période d’activité : | Active le jour, attentive et très portée sur le saut |
| Type de maintenance : | Maintenance individuelle dans un terrarium anti-évasion, bien ventilé |
| Taille minimale du terrarium : | Pour les animaux adultes au minimum 15 × 15 × 20 cm, mieux 20 × 20 × 30 cm |
| Température et humidité de l’air : | Modérément chaud, plutôt sec à modérément humide, avec une bonne ventilation transversale |
| Substrat : | Mélange ferme d’humus, de sable et d’argile, avec des feuilles mortes et des zones sèches |
| Cachettes et toile : | Nids de repos et de mue en soie sous le liège, des pierres ou dans des fissures |
| Nourriture : | Mouches vivantes adaptées, blattes, grillons et autres insectes nourriciers |
| Venin et comportement de défense : | Fuite par saut et morsure venimeuse possible ; pas de poils urticants |
| Taille du corps et envergure des pattes : | Environ 5–12,5 mm de longueur corporelle ; il n’existe pas de données d’espèce fiables concernant l’envergure des pattes |
| Espérance de vie : | Probablement environ 1–2 ans ; les données de maintenance spécifiques à l’espèce sont limitées |
Origine et habitat de la Saltique pourpre marbrée (Phidippus purpuratus)
Phidippus purpuratus est originaire d’Amérique du Nord et, selon des données taxonomiques établies, est présente au Canada et aux États-Unis. Les observations s’étendent des provinces canadiennes de l’Ouest et de l’Est jusqu’à de nombreux États du nord et de l’est des États-Unis ; quelques trouvailles existent aussi en Floride. Malgré cette vaste aire, il ne s’agit pas d’une saltique typiquement tropicale. L’espèce occupe surtout des milieux ouverts, souvent plutôt secs et pierreux. Elle a été observée sur des éboulis, des talus rocheux, des lisières forestières, des boisements clairs et des paysages forestiers ouverts. Des individus ont été trouvés sous des pierres, de l’écorce détachée, des morceaux de bois et des planches, ainsi que sur une végétation basse et, plus rarement, sur des arbres. Les nids de repos et les cocons d’œufs se trouvent souvent protégés dans des fissures ou sous des objets solides. La grande aire de répartition couvre différentes zones climatiques et des saisons marquées. C’est pourquoi la maintenance en terrarium ne doit pas être systématiquement calquée sur les conditions chaud-humides des espèces tropicales de Phidippus. Un aménagement lumineux, bien ventilé et pouvant s’assécher par moments reproduit de manière plus plausible les milieux connus de cette espèce. L’origine exacte de l’élevage de chaque souche reste néanmoins importante, car des animaux issus de populations différentes peuvent être habitués à des températures et à des signaux saisonniers divergents.
Mode de vie et type de maintenance
Cette saltique chasse le jour grâce à sa vision très développée. Elle ne tisse pas de toile de capture, mais s’approche de sa proie avec attention et la maîtrise par un saut ciblé. Contrairement aux espèces strictement arboricoles, Phidippus purpuratus est souvent rencontrée près du sol et des rochers. L’espèce grimpe néanmoins avec assurance et utilise des points d’observation surélevés. Le terrarium doit donc offrir à la fois une zone au sol structurée et des morceaux de liège verticaux, de petites branches et des emplacements de repos facilement accessibles. Les toiles de soie servent de lieu de couchage, de nid de mue et de protection des œufs. Plusieurs animaux ne doivent pas être maintenus durablement ensemble, car le stress, la concurrence et le cannibalisme sont possibles.
Terrarium
Pour un animal adulte, un terrarium anti-évasion utilisable à partir d’environ 15 × 15 × 20 cm ; 20 × 20 × 30 cm offre davantage d’espace pour des surfaces de chasse structurées et différentes micro-zones. Plus qu’une hauteur excessive, ce sont un aménagement judicieusement compartimenté et des ouvertures d’aération sécurisées par un maillage fin qui sont importants. La porte ne doit pas s’ouvrir exactement à l’endroit où l’araignée préfère installer sa toile d’habitation. Liège, pierres solidement placées, morceaux d’écorce et branches ramifiées créent des parcours et des barrières visuelles. Une décoration dure ne doit pas former de grandes hauteurs de chute non sécurisées. En particulier les animaux âgés, fraîchement mués ou très bien nourris peuvent se blesser en cas de chute. Tous les éléments d’aménagement lourds doivent être stables et ne doivent pas coincer l’araignée lorsqu’elle creuse ou explore.
Substrat, aménagement et hauteur de chute
Un substrat d’environ 3–5 cm de hauteur, stable et composé de terre non fertilisée ou d’humus de terrarium avec une proportion de sable et d’argile convient aux lieux de découverte souvent secs et pierreux. Une couche de feuilles mortes, de petits morceaux d’écorce et un peu de mousse dans une zone limitée offrent une couverture supplémentaire. Le sol ne doit pas rester durablement mouillé ni devenir marécageux. Quelques zones légèrement humides sont utiles, tandis que la majeure partie peut s’assécher entre-temps. Il faut éviter les pierres à arêtes vives, les constructions instables et les substrats très poussiéreux. Comme l’espèce cherche aussi protection sous les pierres et le bois, des cachettes plates et bien calées près du sol doivent être disponibles. En même temps, elle a besoin de zones libres et de points surélevés pour la chasse visuelle.
Climat et éclairage
En raison de la vaste répartition majoritairement tempérée, une chaleur tropicale permanente n’est pas nécessaire. Comme point de départ prudent, on peut viser en journée environ 20–24 °C et une légère baisse nocturne à environ 17–20 °C. Des températures ambiantes un peu plus élevées sur de courtes périodes sont généralement mieux tolérées qu’une chaleur prolongée ; des valeurs au-delà d’environ 28 °C doivent être évitées sans données d’origine fiables. Une humidité relative dans une plage moyenne d’environ 50–65 % peut servir de repère, à condition qu’une ventilation transversale efficace soit présente. De petites gouttes à boire sur une paroi latérale ou sur des feuilles suffisent le plus souvent mieux qu’un récipient d’eau ouvert. Après une légère pulvérisation, l’installation doit pouvoir sécher à nouveau. Un éclairage diurne lumineux d’environ douze heures soutient le rythme naturel jour-nuit et la chasse active. Ces valeurs constituent des points de départ proches de la pratique, car les paramètres de terrarium spécifiquement testés pour l’espèce ne sont disponibles que de manière limitée.
Alimentation et apport en eau
On nourrit avec des invertébrés vivants, bien nourris et de taille adaptée. Conviennent par exemple des drosophiles pour les jeunes petits, ainsi que des mouches plus grandes, de petites blattes, des grillons domestiques ou des grillons pour des animaux plus robustes. Une alimentation variée est préférable à une alimentation durable composée d’une seule espèce de proie. La proie ne doit pas dépasser nettement les capacités de l’araignée. L’animal mange selon son état corporel plutôt que selon un calendrier strict : un abdomen très arrondi indique une pause plus longue, un abdomen nettement plus étroit un besoin de nourriture à nouveau. Les grillons non consommés ou autres proies combatives doivent être retirés, en particulier avant une mue. L’eau fraîche est proposée sous forme de petites gouttes ; l’eau stagnante et les coupelles d’eau ouvertes et profondes sont à éviter.
Mue
Avant une mue, Phidippus purpuratus se retire dans un nid de soie plus dense et peut arrêter de s’alimenter pendant plusieurs jours. Cette toile ne doit pas être ouverte, déplacée ou pulvérisée directement. Les proies doivent être retirées intégralement durant cette phase, car l’araignée, molle après s’être débarrassée de son ancienne peau, est quasiment sans défense. Une petite possibilité de boire sous forme de gouttes et une humidité modérée, non étouffante, favorisent un microclimat stable. Après la mue, l’animal reste d’abord dans le nid jusqu’à ce que la nouvelle cuticule et les crochets à venin durcissent. Ce n’est que lorsqu’il a quitté la toile de lui-même et marche à nouveau de manière sûre qu’on propose une petite proie peu combative. Les problèmes de mue peuvent être favorisés par le dessèchement, l’eau stagnante, une mauvaise ventilation, des perturbations ou des hauteurs de chute inadaptées.
Maintenance individuelle et manipulation en sécurité
Les saltiques paraissent souvent curieuses, mais ce ne sont pas des animaux à manipuler régulièrement. Phidippus purpuratus peut sauter sans prévenir et s’échapper par les plus petites fentes. Pour les travaux d’entretien, il est plus sûr de déplacer l’animal calmement à l’aide d’un gobelet de capture et d’un pinceau souple. Le laisser courir librement sur la main, une table ou des vêtements comporte des risques de chute, d’écrasement et de fuite. Une araignée acculée peut mordre. Le contact direct doit donc être limité aux situations inévitables. Une observation tranquille dans un terrarium structuré permet de voir le comportement naturel de chasse et d’exploration, sans stresser inutilement l’animal.
Différences entre les sexes
Les mâles adultes se reconnaissent le plus sûrement à leurs pédipalpes nettement épaissis, donnant une impression de gants. Les femelles possèdent une épigyne visible sur la face ventrale de l’abdomen et atteignent souvent la plus grande longueur corporelle. Les motifs et la coloration peuvent varier entre individus et populations et ne suffisent pas à eux seuls pour une détermination fiable du sexe ou de l’espèce. Les juvéniles ne peuvent souvent pas être sexés de manière fiable sur la base de caractères externes. En particulier au sein des espèces similaires du groupe purpuratus, une détermination ne doit pas se faire exclusivement d’après des photos ou des appellations commerciales.
Reproduction
Pour l’accouplement, seuls des animaux adultes, bien nourris et déterminés avec certitude sont réunis sous contrôle. Le mâle fait la cour avec des signaux visuels et des mouvements ; néanmoins, la femelle peut réagir de manière défensive ou considérer le partenaire comme une proie. Un récipient d’accouplement spacieux et bien lisible, avec des voies de fuite et une observation constante, est donc nécessaire. Après l’accouplement, les deux animaux sont séparés à nouveau. Les femelles déposent leurs cocons d’œufs dans des cachettes de soie densément garnies, dans la nature souvent à l’abri sous des pierres ou dans des cavités. Le cocon ne doit pas être perturbé. Des observations historiques montrent une fluctuation importante du nombre de descendants. Les jeunes doivent être isolés à temps et nourris avec des proies en conséquence plus petites. Comme l’espèce provient de régions marquées par les saisons, l’origine, l’hivernage et les stimuli saisonniers peuvent influencer le déroulement de l’élevage.
Taille et espérance de vie
Les indications publiées et les trouvailles documentées suggèrent, chez les femelles adultes, le plus souvent environ 8–12,5 mm de longueur corporelle, et chez les mâles environ 5–9 mm. Des individus peuvent se situer en dehors de ces plages. Une envergure des pattes fiable, indiquée de manière uniforme dans des descriptions d’espèces sérieuses, n’est pas disponible pour Phidippus purpuratus et ne doit donc pas être promise comme valeur fixe de l’espèce. Elle dépend en outre de la taille du corps, du sexe, de la maintenance et de la position des pattes. Pour la planification du terrarium, l’essentiel est que l’araignée, malgré ses petites dimensions corporelles, dispose d’espace pour de courts sauts, des trajectoires de chasse et un nid de mue suffisamment grand.
Venin, poils urticants et sécurité
En cas de danger, l’espèce fuit le plus souvent en courant ou par un saut et peut en plus se laisser pendre à un fil de sécurité. Elle ne possède pas de poils urticants. Comme d’autres vraies araignées, Phidippus purpuratus dispose toutefois de crochets à venin et peut mordre si elle se sent acculée. Une morsure ne se compare pas à une piqûre d’aiguille anodine : des douleurs locales, une rougeur ou un gonflement sont possibles, tandis que la réaction individuelle n’est pas prévisible. L’animal ne doit donc pas être maintenu fermement ni provoqué. En cas de symptômes plus forts, persistants ou généraux, il convient de demander un avis médical. Pour les enfants ou les personnes ayant des antécédents de réactions allergiques sévères, un contact non surveillé est inadapté.
À savoir
Le nom anglais Marbled Purple Jumping Spider est parfois traduit de manière approximative par Saltique pourpre marbrée. Toutefois, aucun nom d’espèce allemand clairement établi n’est attesté ; le nom commercial ne doit donc pas être confondu avec un nom vernaculaire scientifiquement validé. Phidippus purpuratus appartient à un groupe d’espèces d’aspect similaire et peut notamment être confondue avec Phidippus borealis. Pour une détermination sûre, l’origine, le sexe et les caractères diagnostiques sont plus importants qu’une seule nuance de couleur. L’espèce se distingue en outre par son mode de vie inhabituellement proche du sol et des rochers, tout en restant une grimpeuse habile et une saltique active.
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